Et voici encore un ancien article en provenance du lavite.net v2, et là encore, je l’aime bien, donc je repost.
Ceux qui on déjà joués à Doom 3 le savent, ce troisième opus n’a rien de révolutionnaire au niveau de l’intrigue du mode solo. On avance au travers du jeu en tuant les monstres pour essayer de survivre, passant a la pièce suivante lorsque celle ou l’on se trouve est « nettoyée ». Pas de quoi se relever la nuit de prime abord.
De prime abord uniquement, car ce serait passer outre l’ambiance de ce jeu.
Et oui, c’est dur à dire, mais Doom 3 fait peur.
Tout au long de l’histoire solo, on flippe en entrant dans chaque pièce, on regarde dans les coins sombres avec appréhension, et même si on a tué tout ce qui bougeait, on redoute de regarder son PDA de peur qu’un machin en profite pour nous tomber dessus. Ne niez pas, vous savez que ce que je dis est vrai !
Je me souviens même d’un niveau ou, les murs étant couvert de sang, je ne m’y frottais pas de peur de me « tacher »…
(Il est vrai que graphiquement Doom 3 est une tuerie, faut bien le dire)
Voila pourquoi, quand nous avons décidés de tester le Mod Opencoop, et ainsi de vivre le scénario solo de Doom 3 à plusieurs, j’ai eut un peux peur que cela ne dénature le jeu.
C’est bien connu, à plusieurs, on a moins peur, et Doom 3 risquait de devenir un banal FPS de seconde zone.
J’avais tord d’avoir peur (de ne pas avoir peur…)
Nous nous sommes donc réunis samedi 29 avril 2006, Dredd, JMN et moi autour de trois ordo et cinq fois plus de bière pour tenter l’expérience.
Démarrage quasi plug and play (il est loin le temps ou tous les ordo mettaient trois plombes de manips techniques pour être connectés), petit Deathmatch pour se chauffer, JMN tire dans le sol et le plafond, Dredd squatte outrageusement le lance roquettes et je met la misère à tous le monde (faut bien que je me la pète si je veux rester moi-même).
Vers 22h30, nous voila partis à déambuler dans les couloirs du complexe Martien de l’UAC.
Nous partons du début, histoire de se mettre dans l’ambiance (lumières de la pièce tamisées, ha ha hum), et nôtre trio pars à la recherche du scientifique disparu au fin fond du complexe Alpha. Enfin je crois que c’est Alpha le complexe, moi je suivais Dredd…
Le scientifique retrouvé, tout part en banane (mais ça vous le saviez déjà), et nous devons retrouver nôtre chemin vers nos amis marines au milieu d’une horde de monstres hostiles.
Il faut bien le reconnaître, à ce moment de la partie, j’ai eut l’impression que mes craintes étaient fondées sur l’intérêt du jeu en coopératif.
Mais lorsque cela c’est corsé, et que la survie c’est faite plus difficile au fur et a mesure que nous progressions, la partie est devenue plus palpitante, et nous avons été face à une autre forme de peur, qui peux se résumer en une phrase :
« Hé les gars, attendez moi, ne me laissez pas seul ici… ».
Je suis certain qu’un sociologue, ou un psychologue (ou tout autre forme de métier adapté terminant en « ogue ») pourrait faire un cas d’étude du phénomène.
Je m’explique :
Vôtre intelligence vous dit que vous jouez à un jeu, que vous êtes tranquillement assis dans vôtre bureau avec vos amis, et qu’il ne peut rien vous arriver.
Et bien quand l’ascenseur se referme avec vos deux potes dedans, vous laissant dans une pièce sombre ou vous venez de tuer une quinzaine de zombie, vôtre intelligence ne peux rien faire, et vôtre voix chevrotante prend l’initiative de dire « Hé les gars, attendez moi, ne me laissez pas seul ici… ».
Doom 3 prend donc une autre dimension avec ce Mod.
On avance vaillamment et sans crainte lorsque les rangs sont serrés, exterminant tout sans pitiés.
Mais sitôt que tout le monde est mort, ou que vous êtes isolé, la peur reprend le dessus, et la progression se fait plus timide.
Un très bon trip quoi.
Nous reprendrons sûrement cette histoire ou nous l’avons laissé (vers 1h30, a cause de petits soucis techniques), en essayant d’être quatre cette fois-ci.
Quelques screenshots de la séance de chauffe :
Et quelques screenshots de la partie en coop :









